Il était une fois… Le meilleur nouvel an de ma vie !

Les mauvaises langues remarqueront amèrement que du haut de mes 20 ans, je n’ai pas encore vécu tant de Réveillon différent. Mais je vous l’assure, Rio de Janeiro surpasse largement et facilement Genève, Cannes et même Planaise !

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Notre petite troupe du nouvel an

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Une belle rencontre entre deux françaises

                                 1. Les us et coutumes

J’ai déjà évoqué en filigrane le côté très superstitieux des brésiliens, entre les horoscopes et les lotaria* qui ne désemplissent pas. Cela s’exprime tout particulièrement durant le Réveillon :

— Il est conseillé de manger un plat de lentille pour attirer la chance.
— Il faut aussi allumer une bougie
— Il faut s’habiller de préférence en blanc, avec un accessoire de couleur (culotte, soutien gorge…). Là encore rien n’est laissé au hasard : Le rose appelle l’amour, le rouge la passion, le jaune l’argent, le blanc la paix, le pourpre la spiritualité, le orange la réussite académique et les relations sociales, le bleu la tranquillité, l’or le succès, l’argent le changement et enfin le beige est parfait pour ceux recherchant un nouvel amour !
— À l’heure du passage à la nouvelle année, tout le monde saute 7 petites vagues.
— Avant de sauter les 7 petites vagues, on fait — évidemment — péter le champagne !

                                 2. Une soirée hors norme

Ce Réveillon a été une succession de moments magiques. Tout commence avec la procession vers Copacabana pour assister au feu d’artifice. Un défilé de plusieurs heures et de plusieurs kilomètres, composé d’individus presque exclusivement vêtus de blanc, s’il vous plait ! Je vous laisse regarder la vidéo.

La municipalité de Rio a sorti le grand jeu pour célébrer 2013, deux scènes réparties sur le littoral accueillant les plus grands artistes brésiliens de 18 heures à 3 heures du matin et un feu d’artifice de 16 minutes sur Copacabana et Ipanema.

Les pieds dans le sable, quelques bibelots sur la tête et un espace vital réduit à quelques centimètres, Rio était bien plus que la ville « maravilhosa » ce soir là. Même la météo était de mèche : l’absence de nuage nous a permis de profiter au maximum de l’énorme feu d’artifice.

Juste après le feu d’artifice, “Amor perfeito”, une musique do Rei Roberto Carlos, a ouvert le show de Claudia Leitte**, sur la scène la plus proche de nous. Tous les brésiliens se sont mis à chanter à tue-tête les paroles… Encore un nouveau moment magique.

Pour finir, je vous laisse écouter un extrait du show de Salgueiro, une école de Samba connue et reconnue qui se produit chaque année pour le carnaval de Rio et qui faisait partie de la programmation de ce Nouvel An.

* Lotaria : Endroit vendant des tickets de loterie.

** Claudia Leitte : Une artiste très populaire, en guise de comparaison, une version féminine de notre Johnny Hallyday national… Sans le passage par la Suisse.

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Fiesta à Santana

Lors d’un week-end pluvieux à São Paulo, il nous vient, à une amie et moi, l’idée tordue de partir en expédition à Serra Cantareira, pour prendre l’air, loin du centre ville.

Après un trajet chaotique de plus d’une heure et demi, enchainant des métros et des bus et guidées par les indications des passants — malheureusement souvent contraires — nous voilà enfin arrivée à l’entrée du parc.

Ô fierté d’un exploit accompli, vite refroidi par l’affreuse réalité : le parc est fermé pour cause de pluie.

Pas très très rassurant…

Perdues dans un coin relativement pauvre et éloignées de notre confortable — et maintenant habituelle — São Paulo, nous voilà en recherche d’activité pour remplir notre samedi. La marche s’impose comme l’unique alternative. Nous partons donc courageusement à pied pour redescendre vers la ville.

La culture en bus !

Après avoir visité un bus-bibliothèque parcourant chaque jour la banlieue de São Paulo et distrait le porteiro d’un club de sport privée (si vous ne savez toujours pas ce que c’est, regardez ici) nous arrivons à Santana, terminal du métro.

Bien décidées à profiter jusqu’au bout de notre escapade, nous faisons un peu de shopping, les prix étant largement inférieurs à ceux du centre ville.

Alors que nous nous aventurons dans un magasin d’environ 30 mètres de profondeur et 5 mètres de largeur, nous rencontrons une jeune mère de 19 ans, vendeuse et totalement épanouie.
Les bavardages dans notre portugais aléatoire l’amusent beaucoup et elle nous invite à l’anniversaire d’un cousin qui a lieu « pas très loin » le soir même.
Notre planning étant très flexible nous acceptons. Rendez vous donc devant cette même boutique dans deux heures.

Durant ces 120 minutes nous arpentons le quartier et constatons le niveau de vie plutôt… bas. Je vous passe l’épisode de la lanchonete, où nous avons malencontreusement décidé de déjeuner (L’hygiène n’y faisait pas sa loi et la viande s’est trouvée être un assemblage de nerfs).

Le mari et la petite fille

Après un rapide trajet en voiture avec le libanais détenteur du magasin, notre nouvelle amie nous invite chez elle, une maison type « T1 » dans laquelle nous rencontrons sa petite fille de 10 mois et son mari de 33 ans (l’âge du Christ à sa mort!).

Lorsque la petite troupe est enfin prête nous partons en direction de la fiesta.

Surprise! le cousin est âgé d’un an et c’est une fête avec toute la famille! Mais loin du traditionnel repas, c’est en mode dance et apéro qu’il soufflera ses bougies. Et oui, au Brésil l’apprentissage de la fiesta commence très tôt!

Avant de continuer une courte description du lieu en question s’impose : Les maisons possèdent presque toutes une petite cour intérieur qui permet de séparer plusieurs habitations (là en l’occurrence la mère de l’enfant (21 ans) et sa grand mère). La cour a été transformée pour l’occasion en dancing géant.

Nous sommes accueillies comme des chefs, les plats faits maison, la viande du barbecue et des boissons en tout genre nous sont proposées toutes les 5 minutes. Au rythme de la musique punk, du rock et de la samba tout le monde célèbre comme il se doit les 1 an du fameux cousin.

Vient l’international soufflage de bougie, disposée sur un énorme gâteau « Cars », je vous laisse vous immerger :

Pour les enfants, nous étions les premiers « étrangers » qu’ils rencontraient… Devant leur mine toute émerveillée, j’en profite pour glisser à leur oreille, en portugais évidemment :

Nous et les futurs touristes français

 

 

 

 

 

 

 

« Apprends le français à l’école, tu viendras voir la Tour Eiffel avec moi. »

Ben quoi, un peu de chauvinisme ça ne fait jamais de mal !

À la fin de la soirée (tôt le lendemain matin) notre guide de la nuit nous a accompagnées jusqu’à l’arrêt de bus pour s’assurer que nous rentrions saines et sauves en centre ville. Un grand merci à elle et toute sa famille

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Morale de l’histoire : Alors qu’il aurait pu nous arriver plein de choses plus ou moins mauvaises, nous avons pris le risque de suivre cette inconnue sans méfiance et avons ainsi pu vivre une soirée inoubliable ! A la sortie nous avons été invitées à un autre anniversaire le mois prochain et… IL Y AVAIT UN PERROQUET !

Le maître de maison