Les slogans de la révolte du vinaigre

C’était beau, c’était grand, c’était fort, c’était puissant.

La manifestation de lundi, qui a rassemblé plus de 65 000 personnes à São Paulo, s’est déroulée sans aucun accroc. Les manifestants se promenaient pacifiquement dans la ville, bloquant une à une ses plus grandes arcades. La police militaire — sur la sellette depuis les violences de jeudi — qui s’est contentée d’observer sagement depuis les côtés. Le plus émouvant restait la propre surprise des Brésiliens qui n’imaginaient pas une mobilisation aussi totale.

Parce qu’une manifestation c’est fait avant tout pour que le peuple s’exprime, voici un top 5 des slogans des manifestations. Écoutons ce que les Brésiliens ont à dire :

Numéro 1 :

Vem pra rua, vem contra o aumento, vemm !!!

« Viens dans la rue, viens contre l’augmentation, viiieeens ». Numéro 1 par sa fréquence, il est à associer avec de grands gestes de bras censés inciter visuellement les spectateurs au balcon à descendre avec le peuple.

Numéro 2 :

« Brasil, vamos acordar! um professor vale mais do que o Neymar! »

Avancer la vidéo à 1:33 pour entendre le slogan

Littéralement traduit cela donne : Brésil, on se réveille, un professeur vaut plus que Neymar ! C’est mon petit préféré, le seul qui réussi à donner une pichenette au monde entier, montrant que le Brésil n’est pas seulement composé de plages, de femmes en bikinis et de fans de foot qui attendent avec joie la coupe du monde. Même si, certes, ll y en a. Après les manifestations (celle de jeudi, de dimanche et de lundi) le président de la FIFA et Dilma se sont empressés de vanter les bénéfices que va apporter la coupe du monde au Brésil… Mais à un an de la coupe parler encore des infrastructures — comme le métro — qui vont se développer, ça laisse un goût de… vinaigre dans la bouche ! Ne le dites pas, montrez le !

Numéro 3 :

« Sem violência, sem violência ! »

La manifestation (quatrième du genre) de jeudi à laisser flotter un climat de guerre civile à São Paulo du fait des affrontements polices/manifestants. Avec beaucoup plus de personnes dans les rues (10 000 jeudi, 65 000 lundi), mais sans la police, la manifestation de lundi s’est fait remarquée par son pacifisme.  Les manifestants savent que le vandalisme ne fait que décrédibiliser leur mouvement. Ainsi au moindre bruit suspect, après s’être regardé d’un air apeuré, tout le monde se met à crier de manière spontanée « Non violence ». 

Petite note sur la musique : Créée à la demande de Fiat pour sa campagne de pub autour de la coupe des confédérations, elle a été récupérée dans de nombreuses vidéos montrant les manifestations. Pour, contre, beaucoup on été choqués, et Fiat a annoncé que la campagne prendrait bientôt fin. Pour la coupe du monde et les Jeux Olympiques elle a d’ores et déjà annoncé qu’elle changera le refrain.

Numéro 4 :

« O povo unido jamais será vencido. »

Jamais le peuple uni ne sera vaincu. Refrain de la version portugaise d’une chanson chilienne créée à l’occasion du coup d’état de 1973. Plus ou moins d’actualité, elle résonne en tout cas avec succès dans les rues brésiliennes.

Numéro 5 :

« Eu sou brasileiro, com muito orgulho, com muito amor »

D’accord, ce chant vient du football et en particulier de la coupe du monde (tin, tin, tin), mais tout de même, il reste très beau. Les paroles traduites donneraient : « Je suis Brésilien, avec beaucoup de fierté et beaucoup d’amour ». Beau non ? Et puis pour une fois qu’un slogan de manifestant sort du cri de guerre pour se transformer en chant mélodique, c’est plutôt sympa…

Les bonus : On peut citer aussi en vrac

« Oupa, ouba, a paulista é nossa ». (=Oupa, ouba, la paulista nous appartient). Très symbolique, ce slogan est un cri de vengeance que le cortège entonne lorsqu’il atteint l’avenue paulista, une artère très connue qui s’avère être le centre économique et financier de la ville. Pourquoi vengeance ? Car jeudi soir, lors de la quatrième manifestation contre l’augmentation du tarif de bus, c’est lorsqu’ils ont tenté d’aller protester sur la Paulista (et ainsi d’en arrêter la circulation) que tout a dégénéré et que la « Tropa de choque » (Le CRS brésilien) s’est chargé de leur en bloquer l’accès à grand renfort de gaz lacrymogènes, grenades de fumées et balles en caoutchouc.

« Que coincidência, sem a PM não teve violência » (=Quelle coincidence, sans la Police Militaire, il n’y a pas eu de violence), toujours en hommage à la triste altercation de jeudi soir. Je pense que celui-ci est assez clair pour se passer de commentaires !

« Quem não pula, quer tarifa » (=Qui ne saute pas, veut l’augmentation). Très physique, mais aussi très visuel, ce slogan apparaît lorsque le cortège s’arrête pour une raison ou une autre. Mes jambes le pleurent encore.

En guise de conclusion voici surement le slogan qui résume le tout :

« Se a tarifa não baixar, a cidade vai parar »

Si le prix ne diminue pas, la ville s’arrêtera.

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Le Brésil se réveille et São Paulo s’enflamme

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Depuis le 2 juin, date de l’augmentation officielle du tarif des transports publics, le Brésil gronde. Protestations, réclamations, manifestations, les brésiliens se sont sentis lésés et l’ont fait savoir, le tout inicié par le mouvement « Passe Livre« . Ce vrombissement a éclaté ce jeudi à São Paulo lorsque la police s’est opposée violemment à la quatrième manifestation, transformant le centre ville en un champ de bataille, matraques contre pancartes. Devant l’ampleur du phénomène, un retour s’impose sur ces évènements.

Pourquoi ?

Les billets de bus, métro et train (l’équivalent du RER parisien) augmentent régulièrement au Brésil, suivant le cours de l’inflation. À São Paulo, il a sextuplé en 19 ans. Cette année l’augmentation a été de 6,7%, passant de 3 à 3,20 reais (1,05 à 1,12 euros).

Faisant cela, Haddad (le gouverneur de São Paulo, élu l’année dernière) a respecté sa promesse de campagne, durant laquelle il soutenait que le réajustement du prix du billet de bus serait inférieur à l’inflation cumulée, permettant ainsi de réduire l’impact de l’escalade des prix sur le consommateur. Or l’inflation cumulée depuis janvier 2011 (date du passage du prix des bus à 3 reais) a été de 14,4% depuis janvier 2011.

L’augmentation du prix des transports publics est toujours un moment difficile pour les municipalités, la contestation ayant pris forme à travers le Mouvement national « Passe Livre ».

Le Mouvement « Passe Livre » (passage libre), est une organisation indépendante, horizontale, autonome et apolitique, proposant la migration du système de transport privé à un système public, ce qui permettrait d’en assurer la gratuité à travers le « passe livre » (passage libre) et de lutter ainsi contre l’exclusion sociale. Le MPL se caractérise aussi par ses actions, encourageant la participation populaire et organisant des actions directes, des débats publics, des diffusions de films… Concernant les arguments de Haddad, le MPL a souligné que le réajustement a souvent été, dans le passé, supérieur à l’inflation et, si les augmentations répétitives entre 1994 et aujourd’hui avaient suivi le cours de l’inflation le billet de bus devrait coûter aujourd’hui R$2,16 et celui de métro R$2,59 (L’inflation cumulée étant de 332%). Cette animation du journal Terra présente de manière claire l’augmentation du prix des billets de bus et de métro par rapport à l’évolution de l’inflation.

Si depuis 2005, le mouvement lutte pour la gratuité des transports publics, il faut souligner que la révolte — dont São Paulo a été le coeur cette semaine — l’a aujourd’hui largement dépassé. Il s’est en effet contenté d’initier les premières manifestations et mobiliser la population, mais a peu à peu cristallisé autour de lui la fatigue des brésiliens contre un gouvernement qui l’écoute rarement, dans un climat social tendu et faisant par dessus tout face à une répression policière sévère.

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Tout d’abord, il faut souligner que le coût de la vie est en constante augmentation, et le pouvoir d’achat en constante baisse. Le salaire minimum national est de 678 reais, soit environ 236 euros (R$755 ≈ 263€ dans l’Etat de São Paulo). Or le 7 mai 2013, le DIEESE (Departamento Intersindical de Estatística e Estudos Socioeconômicos) a publié une étude soulignant que pour qu’un employé brésilien puisse subvenir à ses besoins primaires et ceux de sa famille (alimentation, transport, santé, éducation, habitat et hygiène) sur le mois de mai 2013, il aurait eu besoin de R$ 2 873,56 (≈ 1 000 €). En effet, le climat social a été fragilisé par la hausse des prix de plusieurs produits de première nécessité au cours de ces derniers mois (Ex. Le kilo de tomate à atteint les 13 reais ≈ 5€). Ces hausses de prix apparaissent encore plus inacceptables face aux millions dépensés pour l’organisation de la Coupe des confédérations, la coupe du monde de football et les jeux olympiques.

Par ailleurs, des études ont montré que le transport est le troisième plus gros budget pour une famille moyenne brésilienne, égalisant presque l’alimentation (19,6 % contre 19,8%). Jusqu’alors aucun système d’abonnement ne permettait d’en réduire un peu le coût pour les utilisateurs réguliers, même si un premier jet va être mis en place en novembre.

Si le transport coûte cher, notamment à São Paulo, il est aussi peu développé. Le métro est moderne et propre mais dessert extrêmement peu la ville comme le montre clairement cette image (cliquez pour agrandir)

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Au niveau des bus, s’ils sont présents sur les grands axes — heureusement — ils sont très souvent bondés et l’absence d’information sur les arrêt de bus (quels bus passent et où vont-ils) transforme tout déplacement en une véritable aventure en jungle urbaine. Pour ceux qui habitent en périphérie c’est encore une autre histoire, car en dehors de leur ponctualité et régularité incertaine, il faut ajouter les problèmes de bouchons aux heures de pointe qui paralysent régulièrement la ville.

Sur l’évènement facebook de la manifestation, les sondages s’enchainent, demandant entres autres « Ce que nous exigerons après avoir obtenu la réduction du prix du billet de bus ? ». Les réponses en tête de listes sont : La fin des salaires exorbitants des débutés, avec plus de 9 000 votes, la fin du PEC 37 (Proposition d’amendement constitutionnel récemment adopté par la Chambre des représentants et sur ​​le point d’être examiné par le Sénat. Il enlève aux procureurs (ministère public) le pouvoir d’investigation et attribue cette fonction uniquement à la police fédérale et civile. Beaucoup voient dans cela une manoeuvre politique et un recul dans la lutte contre la corruption) et l’augmentation des salaires des professeurs des écoles publiques, qui gagnent entre 1300 et 1500 reais (452 – 522 euros). Suit ensuite les traditionnels appels pour la fin de la corruption et pour une réforme politique.

Un rapport du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies publié le 30 mai 2012, demandait déjà au Brésil d’accroître ses efforts pour combattre l’activité des « escadrons de la mort » dans le pays. Selon les médias brésiliens, il paraitrait qu’elle ait même demandé en septembre au gouvernement brésilien de supprimer l’existence de la Police militaire, accusée entres autres d’acte de torture. Ce que démentent formellement les gradés de la police militaire, accusant les médias de désinformation et mauvaise traduction. Hors chipotages, une étude (dont je n’ai pas retrouvé la source) montrerait que dans l’État de Rio, près de 7,2% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’extorsion ou forcés de payer des pots de vin à la Police Militaire. 

Le taux élevé de criminalité et un récent projet de loi sur l’avortement — le déclarant « crime odieux » et obligeant ainsi à toute femme violée de garder son enfant — viennent s’ajouter au ras-de-bol général.

Historique

Pour comprendre le mouvement il faut en connaître l’historique, ce processus qui a englobé plusieurs facteurs pour donner à la protestation la force et visibilité qu’elle connait aujourd’hui. En effet, si depuis le 6 juin les manifestations s’enchainent à São Paulo opposant citadins et police militaire, les manifestants ont été au début durement traités par les médias, résumés à une bande de gamins casseurs et emmerdeurs luttant inutilement contre une fatalité. Le Mouvement « Passe Livre » était fortement critiqué, décrit comme un « ensemble de groupuscule d’extrême gauche ». Les actes de vandalisme (bus incendiés, vitrines brisées) faisaient la une tandis que la revendication et la lutte du MPL (qui prône la non-violence) était passé sous silence, présentant l’augmentation des tarifs de bus comme une nécessité indiscutable et irrévocable. Parfois une phrase en fin de reportage nuançait en disant que, selon les manifestants, ces actes de vandalisme n’étaient qu’une réaction à la répression policière qui tentait de les disperser plus ou moins violemment. Mais clairement, les manifestants n’avaient aucune crédibilité aux yeux de la presse brésilienne.

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Parallèlement, les journaux indépendants, alternatifs et les médias sociaux ont joué péniblement mais efficacement leur rôle de contre-pouvoir, permettant aux uns et aux autres de s’exprimer et d’influencer aussi l’opinion. Voici un extrait du témoignage, plutôt éclairant, d’un de mes amis présent à la troisième manifestation, le 11 juin 2013, précédent celle de jeudi :

« J’ai accompagné les manifestants à partir de la Praça Roosevelt, jusque là aucune trace de violence ou vandalisme et la manifestation suivait pacifiquement son cours. Arrivé au terminal Dom Pedro la police a bouché le chemin. Les manifestants se sont donc assis et ont chanté, clamant « sêm violência » (=sans violence) et demandant à reprendre la marche. Après un moment, la police s’est reculée. Pensant qu’ils libéraient le chemin beaucoup se sont levés et ont applaudi. Ils ont rapidement compris qu’elle s’était reculée pour lancer grenades de fumée et gaz lacrymogène sur les manifestants. C’est ainsi que la confrontation a commencé. Le terminal était rempli non seulement des manifestants mais aussi des utilisateurs qui attendaient leur bus. »

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Face au traitement médiatique, le MPL a publié plusieurs notes, rappelant le droit de chacun à manifester et son propre engagement dans la non-violence mais avouant son « impossibilité à contrôler la frustration et la révolte de milliers de personnes face à la forte répression policière ».

Dans les conseils donnés aux manifestants, ils incitent à apporter des fleurs avec soi pour les distribuer. Détail amusant, une vidéo prise par un habitant a gravé un policier saccageant sa propre voiture. Pris en flag’ !

L’éthique médiatique a été fortement remise en question et a accru la colère des brésiliens se sentant floués. Le jeudi suivant le mouvement a donc pris de l’importance, et près de 10 000 (entre 2 000 et 5 000 selon les autorités, entre 15 000 et 20 000 selon les organisateurs) citoyens, étudiants, retraités, militants, politiciens, journalistes et autres curieux sont sortis dans les rues à 17h.

Si à Goiâna, Florianópolis, Porto Alegre, Vitória, Aracajú, Teresina et Taboão da Serra la municipalité a gelé l’augmentation en réponse aux protestations, à São Paulo c’est près de 400 hommes armées de balles en caoutchouc, gaz lacrymogènes et grenades de fumée, qui ont « encadré » les manifestants.

Tout a dégénéré lorsque le cortège a tenté de se rendre sur l’Avenida Paulista alors que la police militaire avait reçu l’ordre strict d’en interdir l’accès. Ils ont réprimé alors fortement le mouvement, agressant non seulement les manifestants, mais aussi les journalistes et simples passants. Des scènes dignes d’une guerre civile ont été retransmises en direct sur les écrans brésiliens. Plus d’une centaine de personnes ont été blessées, et plus de 230 ont été arrêtés. Dès le lendemain les journaux ont changés de ton, critiquant le manque de « discernement » de la Police Militaire (7 journalistes du journal « La Folha de SP » ont été blessés), mettant en évidence non plus le vandalisme, mais les violences policières.

Courrier international résume très bien la situation :

 » (…) avec pour résultat plusieurs dizaines de blessés dont plusieurs journalistes de Folha de São Paulo atteints par des balles en caoutchouc. Ironie de l’histoire, le quotidien conservateur avait appelé dans son éditorial du jour à une plus grande fermeté de la police, à l’instar d’O Estado de São Paulo. »

La répression sévère de cette dernière manifestation à São Paulo en a entrainé la forte médiatisation et a fait grimper en flèche la côte de popularité du mouvement de révolte, tout en accompagnant la baisse de celle de Dilma. Lundi une autre manifestation est prévue à São Paulo et dans beaucoup d’autres villes brésiliennes, mais certains tirent la sonnette d’alarme.

Récupération politique ? 

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Dans ce joyeux bordel qu’est devenu São Paulo, certains s’interrogent sur le risque de récupération politique des évènements, à moins d’un an des élections présidentielles.

En effet, dans cette pièce tragique deux personnages tirent les ficelles, le gouverneur de l’état de São Paulo, Geraldo Alckmin, membre du PSDB et le maire de São Paulo, Haddad membre du PT, le parti de Dilma. Hors Dilma souffre depuis trois mois de la première baisse de sa côte de popularité depuis son élection. (Le prix des tomates lui a été fatal).

Une récupération politique pourrait donc se mettre en place ce lundi, au cours de la cinquième manifestation organisée par le MPL selon l’analyste politique de Veja Reinaldo Azevedo qui crie à la manipulation :

« Os sindicatos de trabalhadores e estudantes dominados pelo partido estão sendo convocados a participar do que pretendem que seja uma megamanifestação, aí não mais contra a tarifa de ônibus, mas contra a Polícia Militar e contra o governo de São Paulo »

« Les syndicats de travailleurs et les étudiants dominés par le parti sont convoqués à ce qui devrait être une megamanifestation, non plus contre le prix des transports, mais contre la Police Militaire et le gouvernement de São Paulo ».

Après avoir conquis la Mairie de São Paulo, le Parti Travailliste n’a-t-il pas l’ambition de prendre la tête de l’État le plus peuplé et le plus riche du Brésil ?

La Police Militaire, des vrais méchants ?

La Police Militaire, qui tient aujourd’hui le rôle manichéen du méchant à São Paulo, a montré qu’ils étaient avant tout des professionnels du maintien de l’ordre, encadrant sans heurt 8 000 manifestants à Belo Horizonte, ce samedi.

Dès le lendemain du dérapage de la manifestation à São Paulo, Fernando Grella Vieira, Secrétaire de la Sécurité Publique à São Paulo, a mis en place une investigation pour vérifier s’il y a eu effectivement des excès de la part de la Police Militaire. Certains journalistes conservateurs argumentent que leur intervention musclée était légitime, suite aux nombreuses dégradations et autres vandalismes observés lors des manifestations précédentes. Le gouverneur de l’état de São Paulo, Geraldo Alckmin, enchaîne pour sa part déclarations sur la réduction de l’arsenal policier et appels à concertation entre manifestants et force de l’ordre pour que la prochaine manifestation prévue ce lundi après-midi se déroule dans un climat non-violent… Et fasse ainsi oublier les bourdes passées. Certains rigolent tout de même d’une des mesures consistant à fournir aux journalistes des gilets d’identifications pour assurer ainsi leur sécurité. Manifestation pacifique disiez-vous ?

Affaire à suivre, l’évènement facebook recense ce matin près de 264 150 participants.